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Les Maîtres du Clavier en Angleterre: Byrd - Farnaby - Bull - Blow - Locke - Babell - Arne

Le Clavecin de l´Ere Elisabéthaine 00:00 Malt's come downe (William Byrd, 1543-1623) 01:54 Rosasolis (Giles Farnaby, c1565-1640) 04:14 Calino Custurame (Byrd) 06:47 Piper's Galliard (John Bull, c1562-1628) 09:06 Suite en Ré mineur: Ground, Rondo, Minuet (John Blow, 1649-1708) 14:00 Suite en Do majeur: Prélude, Almain, Corant, Saraband, Jig (Matthew Locke, 1622-1677) Le Piano Anglais du XVIIIe 21:02 Grand Lesson sur un Air de Rinaldo de Haendel (William Babell, c1690-1723) 31:40 Sonate en Fa majeur: Andante, Adagio, Allegro (Thomas Arne, 1710-1778) 38:33 Sonate en Mi mineur: Andante, Adagio, Allegrissimo (Arne) Harold Lester, clavecin & piano Clavecin Joseph Kirckman, Londres 1800 Pianoforte John Broadwood, Londres 1787 Instruments appartenant à la Colt collection, Betherden, Kent, Angleterre Joseph Kirckman, le constructeur en 1800 du clavecin à deux claviers de la Colt Collection, était le petit-neveu du fondateur de cette célèbre famille de facteurs d'instruments à Londres au XVIII siècle: Jacob Kirckman qui avait émigré en Angleterre dans les années 20 de ce siècle pour apprendre son métier de Herman Tabel, alors facteur londonien estimé, dont il devait devenir par la suite chef d'atelier. Tabel est une figure assez obscure, mais fort importante, de la facture anglaise de clavecin, il est tenu traditionnellement pour avoir été Flamand et pour avoir fait ses premières armes dans les ateliers de la famille Couchet, les successeurs de Ruckers. Comme on peut s'y attendre, l'instrument de Tabel que l'on possède encore de nos jours reflète très fortement l'influence de la tradition flamande, ce qui est un fait d'une grande importance si l'on sait que deux de ses apprentis les plus doués, Kirckman et Schudi (ou Shudi) allaient devenir les meilleurs facteurs de clavecin de leur époque. Le clavecin enregistré ici possède tous les traits de construction et apports techniques dont la facture anglaise est redevable à Tabel: une lourde caisse ou éclisse en chêne massif, avec de solides joints en queue d'aronde à tous les angles, avec placage et filets en bois d'essences décoratives. Le fond et ses traverses sont en sapin. Audessus de ce système de tendeurs, s'en trouve un autre, avec étais en sapin qui soutiennent les contre-éclisses collées à la caisse juste en-dessous de la table de résonance. Une moulure en bois, posée sur celle-ci et traversée par des pointes, sert de «barre d'attache» pour les cordes sur le côté courbe et la queue. Un trait caractéristique de la construction consiste en une série d'étais entre la masse et la première traverse du fond. L'effet de ces bois diagonalement posés est augmenté par de petits tendeurs en bois qui traversent la fosse entre le sommier et la masse. C'est dans cette fosse que coulissent les registres des sautereaux qui, en montant, pincent les cordes. Les deux claviers de ce clavecin ont une étendue de cinq octaves, de Fa là Fa'". Il y a quatre rangées de sautereaux qui pincent trois cordes par note: deux unissons (8 pieds) et une corde de 4 pieds; comme dans la plupart des instruments anglais de cette facture, les sautereaux de 4 pieds sont les plus éloignés de l'Interprète, les 8 pieds étant le plus proches, utilisables sur les deux manuels simultanément quel que soit le registre. Le quatrième registre de sautereaux est le plus proche des claviers, et il coulisse dans une fosse découpée de biais dans le sommier, de façon que les cordes du 8 pieds du clavier supérieur puissent aussi être pincées très près du sillet. Ceci donne une sonorité nasale qui rappelle celle du hautbois. Il y a aussi un jeu de luth - une baguette de bois qui coulisse sous les cordes et qui porte un petit morceau de cuir pour chaque note, lequel, poussé contre la corde, donne un effet de pizzicato. Les registres sont contrôlés par un jeu de boutons en ivoire placés au-dessus des touches, auquel s'ajoute un bouton supplémentaire monté à l'extrême gauche des claviers: il actionne un mécanisme attaché à la pédale de gauche qui forme une sorte de disposition de jeux composés d'avance. Avec ce «machine stop», le clavier inférieur donne son S'il et le 4', tandis que le clavier supérieur donne le seul S'il quand on libère la pédale, le clavier inférieur est débarrassé de tout registre excepté l'unisson I qui est indépendant du mécanisme et peut être introduit au clavier supérieur. Ce dispositif habile permet un ensemble remarquable de timbres à l'interprète sans lui faire quitter les mains du clavier. La pédale de droite actionne une vénitienne sur le couvercle du clavecin qui donne à l'Interprète un contrôle dynamique considérable du son. Ce moyen fut introduit par Schudi en 1789.

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Le Clavecin de l´Ere Elisabéthaine 00:00 Malt's come downe (William Byrd, 1543-1623) 01:54 Rosasolis (Giles Farnaby, c1565-1640) 04:14 Calino Custurame (Byrd) 06:47 Piper's Galliard (John Bull, c1562-1628) 09:06 Suite en Ré mineur: Ground, Rondo, Minuet (John Blow, 1649-1708) 14:00 Suite en Do majeur: Prélude, Almain, Corant, Saraband, Jig (Matthew Locke, 1622-1677) Le Piano Anglais du XVIIIe 21:02 Grand Lesson sur un Air de Rinaldo de Haendel (William Babell, c1690-1723) 31:40 Sonate en Fa majeur: Andante, Adagio, Allegro (Thomas Arne, 1710-1778) 38:33 Sonate en Mi mineur: Andante, Adagio, Allegrissimo (Arne) Harold Lester, clavecin & piano Clavecin Joseph Kirckman, Londres 1800 Pianoforte John Broadwood, Londres 1787 Instruments appartenant à la Colt collection, Betherden, Kent, Angleterre Joseph Kirckman, le constructeur en 1800 du clavecin à deux claviers de la Colt Collection, était le petit-neveu du fondateur de cette célèbre famille de facteurs d'instruments à Londres au XVIII siècle: Jacob Kirckman qui avait émigré en Angleterre dans les années 20 de ce siècle pour apprendre son métier de Herman Tabel, alors facteur londonien estimé, dont il devait devenir par la suite chef d'atelier. Tabel est une figure assez obscure, mais fort importante, de la facture anglaise de clavecin, il est tenu traditionnellement pour avoir été Flamand et pour avoir fait ses premières armes dans les ateliers de la famille Couchet, les successeurs de Ruckers. Comme on peut s'y attendre, l'instrument de Tabel que l'on possède encore de nos jours reflète très fortement l'influence de la tradition flamande, ce qui est un fait d'une grande importance si l'on sait que deux de ses apprentis les plus doués, Kirckman et Schudi (ou Shudi) allaient devenir les meilleurs facteurs de clavecin de leur époque. Le clavecin enregistré ici possède tous les traits de construction et apports techniques dont la facture anglaise est redevable à Tabel: une lourde caisse ou éclisse en chêne massif, avec de solides joints en queue d'aronde à tous les angles, avec placage et filets en bois d'essences décoratives. Le fond et ses traverses sont en sapin. Audessus de ce système de tendeurs, s'en trouve un autre, avec étais en sapin qui soutiennent les contre-éclisses collées à la caisse juste en-dessous de la table de résonance. Une moulure en bois, posée sur celle-ci et traversée par des pointes, sert de «barre d'attache» pour les cordes sur le côté courbe et la queue. Un trait caractéristique de la construction consiste en une série d'étais entre la masse et la première traverse du fond. L'effet de ces bois diagonalement posés est augmenté par de petits tendeurs en bois qui traversent la fosse entre le sommier et la masse. C'est dans cette fosse que coulissent les registres des sautereaux qui, en montant, pincent les cordes. Les deux claviers de ce clavecin ont une étendue de cinq octaves, de Fa là Fa'". Il y a quatre rangées de sautereaux qui pincent trois cordes par note: deux unissons (8 pieds) et une corde de 4 pieds; comme dans la plupart des instruments anglais de cette facture, les sautereaux de 4 pieds sont les plus éloignés de l'Interprète, les 8 pieds étant le plus proches, utilisables sur les deux manuels simultanément quel que soit le registre. Le quatrième registre de sautereaux est le plus proche des claviers, et il coulisse dans une fosse découpée de biais dans le sommier, de façon que les cordes du 8 pieds du clavier supérieur puissent aussi être pincées très près du sillet. Ceci donne une sonorité nasale qui rappelle celle du hautbois. Il y a aussi un jeu de luth - une baguette de bois qui coulisse sous les cordes et qui porte un petit morceau de cuir pour chaque note, lequel, poussé contre la corde, donne un effet de pizzicato. Les registres sont contrôlés par un jeu de boutons en ivoire placés au-dessus des touches, auquel s'ajoute un bouton supplémentaire monté à l'extrême gauche des claviers: il actionne un mécanisme attaché à la pédale de gauche qui forme une sorte de disposition de jeux composés d'avance. Avec ce «machine stop», le clavier inférieur donne son S'il et le 4', tandis que le clavier supérieur donne le seul S'il quand on libère la pédale, le clavier inférieur est débarrassé de tout registre excepté l'unisson I qui est indépendant du mécanisme et peut être introduit au clavier supérieur. Ce dispositif habile permet un ensemble remarquable de timbres à l'interprète sans lui faire quitter les mains du clavier. La pédale de droite actionne une vénitienne sur le couvercle du clavecin qui donne à l'Interprète un contrôle dynamique considérable du son. Ce moyen fut introduit par Schudi en 1789.

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